samedi 21 novembre 2015

Disponible aux Editions Librairie Théâtrale

Mona Lisa ne sourit jamais
vient d'être publiée aux éditions Librairie Théâtrale
Comédie dramatique avec un zeste de vaudeville, vous pouvez la commander dès maintenant via le site pour les fêtes de fin d'année.


http://www.librairie-theatrale.com/librairie-theatrale/12072-mona-lisa-ne-sourit-jamais-9782734905813.html?search_query=wilfrid+renaud&results=1
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Deux extraits sont disponibles (Un sur ce blog, l'autre via Le Proscénium). Pour la totalité du texte, merci de passer par mon éditeur.

mercredi 19 novembre 2014

PRESENTATION

MONA LISA NE SOURIT JAMAIS
Texte protégé à la SACD depuis septembre 2010
Comédie dramatique avec un zeste de vaudeville
Pièce en 2 actes
(2 femmes – 5 hommes) ou (3 femmes – 4 hommes)
Durée : environ 90 minutes

Joconde voilée par le peintre Iman Maleki

L’HISTOIRE : 1505 Florence- Léonard de Vinci a bien du mal à terminer le portrait de la Joconde. Mona Lisa ne sourit jamais. Pourquoi ? Il l’ignore. Mais il est bien occupé et préoccupé entre ce souci et ses autres travaux. Notamment la fresque de la bataille d’Anghiari et la construction de son aile volante, la présence autoritaire de Machiavel, celle de plus discrète de Matilda, la femme de ménage mais dont les yeux et les oreilles ont tendance à traîner. Et surtout avec, Salaï son disciple, modèle et amant dont les 400 coups rendent folle la pauvre Matilda… Sans compter la venue de son plus grand rival et ennemi : Michelangelo. Au milieu de ce maelström de personnages et d’activités, saurons-nous enfin ce que cache le fameux sourire de Mona Lisa ?


L'IDEE : Au départ une seule scène : celle un peu surréaliste où Léonard et Salaï vivent un voyage qui les mène des hauts-plateaux de Florence au Phare d'Alexandrie. Léonard est assis bord de scène et Salaï avec une aile volante à chaque bras, ressemble à un oiseau derrière lui. Ensuite, j'ai tissé la pièce autour de cette scène. Je me devais d'évoquer le tableau de la Joconde, œuvre emblématique de Léonard de Vinci. Donc j'ai choisi la période où il a commencé à la peindre.
Notes de l’auteur :

Cette pièce est une comédie dramatique. J’ai pris quelques libertés avec les personnages et les événements historiques mais cela ne desservira pas les manuels d'histoire, je peux vous l'assurer. Notamment Machiavel et Michelangelo, deux méchants"cartoons" avec des traits de caractères un peu exagérés pour les ressorts comiques de la pièce.

Loin de moi aussi, l’idée de livrer le secret sur le sourire de Mona Lisa. Celle qui est proposée à la fin est une des nombreuses hypothèses des spécialistes sur le sujet. Pour ma part, il serait assez présomptueux de prétendre savoir ce qui s’est réellement passé, il y a plus 500 ans. Et comme on dit :c'est le mystère qui fait le charme. 

Le Léonard De Vinci dépeint dans ma pièce est celui dont je me suis forgé l’image au fil de mes lectures. Un génie, touche-à- tout, visionnaire, dont l’activité incessante aurait pu donner le tournis au plus aguerri des funambules. Un volcan de créativité. Un symbole pour tous les artistes. J’espère lui avoir rendu par cette pièce, avec humour et une certaine émotion, l’hommage le plus sincère.

lundi 31 mars 2014

EXTRAIT 2 : La robe, le traître et Machiavel

Résumé de la scène précédente : En pleine nuit, Salaï s'est introduit dans la chambre de Leonardo, accompagné de Michelangelo afin de lui montrer le tableau de Mona Lisa malgré qu'il ne soit pas terminé, en échange d'une somme d'argent. Mais, celui-ci a disparu de la cachette. Salaï, soupçonnant son vieux maître de l'avoir fini et de l'avoir rendu au Signore Giocondo, décide de se rendre à la villa pour le dérober.
Mais au petit matin, alors que tout est calme dans les appartements de Leonardo....


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ACTE 2 – Scène 1
(Salaï, Matilda)

Lumière. Eclairage du jour. La scène est déserte.
Un grand cri retentit soudain.

Matilda : Salaaaaïïïï !

Salaï débarque en trombe sur la scène. Il est habillé avec une robe. Celle que portait Mona Lisa dans le premier acte.
Il est paniqué, il hésite entre la chambre de Léonard et l’atelier. La chambre est encore fermée à clef et il la secoue une ou deux fois avant de chercher le double dans son corsage.
Entendant quelqu’un arriver, il se rue dans l’atelier,  referme la porte et se tient contre elle pour la caler.
Matilda arrive quelques secondes après.

Matilda : Salaï ! Qu’est-ce que vous avez encore fait ! Où êtes-vous ?
Salaï : Je n’ai rien fait ! Rien du tout !

Elle essaye d’ouvrir la porte mais Salaï l’empêche d’entrer.

Matilda : Salaï ! Ouvrez cette porte !
Salaï : Elle est ouverte mais je ne veux pas vous voir !
Matilda : Il y a en bas deux domestiques de la maison Del Giocondo ! Ils affirment qu’un intrus s’est introduit chez leur maître et qu’il a dérobé une des robes de la signora Lisa Giocondo.
Salaï : Je ne vois pas de quoi vous parlez ! J’étais là tout le temps !
Matilda : Je rêve ou je vous ai vu passer en robe ?
Salaï : Je suis nu comme un ver, je me suis fait voler mon argent et mes vêtements cette nuit. Partez maintenant !
Matilda : Salaï ! Arrêtez de me mentir et rendez-moi cette robe ! Je vais tâcher de m’arranger avec ces deux domestiques en bas.
Salaï : Non ! Jamais ! Je la garde !
Matilda : Oh ! Mais qu’est-ce qui vous a pris de faire cela ? Quand vous trouviez cette robe jolie, je pensais que c’était une façon de parler.
Salaï : Je ne voulais pas la prendre, j’étais venu pour autre chose mais ça été plus fort que moi !
Matilda : Salaï, vous êtes en train de salir  votre maître et la réputation de cette maison !
Salaï : Je m’en fiche !
Matilda : Laissez-moi entrer !

Elle pousse très fort sur la porte. Salaï résiste un instant mais plie. Matilda entre dans l’atelier.

Salaï : Quand vous étiez petite, votre père vous mettait un attelage  et vous labouriez la terre ? Vous avez la force d’un bœuf !
Matilda : Non mais j’avais trois frères et pas un n’était de taille face à moi !
Salaï : Moi j’avais quatre sœurs et jamais elles n’ont eu la chance de porter  une robe comme celle-ci ! (Un temps) Surtout à ma taille !
Matilda : ça suffit maintenant ! Rendez-la-moi!

Ils font une espèce de jeu du chat et de la souris entre les tableaux et les statues.

Salaï : Non !
Matilda : Salaï !
Salaï : Mais le tissu est si léger, si doux…J’ai l’impression de me retrouver dans la peau de Mona Lisa !
Matilda : (Elle se signe) Seigneur ! J’en appelle à tous les Saints armés d’une grande patience. (A Salaï)Vous êtes surtout dans des vêtements qui coutent une fortune et que vous allez me rendre, avant que je vienne vous les enlever moi-même !
Salaï : (la défiant) Essayez pour voir ! Et vous aurez le plaisir de me voir enfin tout nu.

Matilda s’arrête net. Salaï tourne le dos au public

Matilda : Vous voulez dire que vous ne portez rien dessous ?
Salaï : Rien du tout ! Et je vous le prouve !

Il soulève sa robe toujours de dos mais face à Matilda. Celle-ci pousse un cri et se cache le visage de ses mains avant de se signer.

Matilda : Jésus, Marie, Joseph !
Salaï : Je sais… ça impressionne toujours.
Matilda : Bon, …euh….allez-vous changez ! Et laissez-moi la robe en bas ensuite.
Salaï : Je voudrais la garder un peu. Un jour ou deux…
Matilda : Salaï ! Changez-vous ou je fais monter ces deux hommes ! Et ils n’auront pas autant de scrupules que moi !
Salaï : Deux hommes sans scrupules ? Si vous croyez m’impressionner ! J’en ai vu d’autres !
Matilda : Bon cette fois, j’en ai assez,  je vais devoir avertir le Signore Machiavel !
Salaï : (Apeuré) Machiavel ?
Matilda : (Voyant qu’elle le tient enfin) Oui, Machiavel ! Vous connaissez son indulgence envers les voleurs… Le cachot ou la potence selon son humeur…
Salaï : ça va, ça va…Je vais l’enlever. Mais…
Matilda : Mais ?
Salaï : Promettez-moi de me débarrasser de ces deux hommes en bas. (Se frottant la cuisse) Pour les cailloux j’ai déjà donné. L’un des deux vise comme un chef.
Matilda : (Ironique) Deux hommes sans scrupules qui lapideraient une pauvre femme sans défense ? Je vais leur donner un jambon et l’affaire sera close. Ne traînez pas ! Je leur rapporterais la robe moi-même.

Elle sort. Salaï se frotte encore la cuisse en grimaçant, puis prenant conscience de la qualité du tissu, se met à le caresser doucement.

Salaï : (parlant à la robe) Elle a raison, tu sais. Nous ne pouvons pas rester ensemble.  Notre relation aura été courte mais fusionnelle …Toi et moi, courant comme deux jeunes  amoureux dans les rues de Florence et se riant des deux rustres à nos trousses... (Un soupir) Jamais je ne t’oublierais. Que le monde est ingrat pour les marginaux illuminés de beauté comme nous.

Il fouille dans son corsage et sort la clé. Il va jusqu’à la porte de la chambre et l’ouvre avant de rentrer.

 Salaï : (pour lui-même) Quel chaleur dans cette chambre ! C’est suffocant ! (un coup d’œil vers la lucarne) Et quel est l’imbécile qui a eu l’idée de mettre une si petite fenêtre à cette hauteur ? Bon allez, on y va !

Il essaye de sortir de la robe en se contorsionnant tant bien que mal.

ACTE 2 – Scène 2
(Salaï, Machiavel, Matilda)

Machiavel arrive par le fond du couloir  au même moment.. Salaï n’arrive pas à défaire sa robe et souffle un grand coup.

Salaï : (pour lui-même) De l’air, de l’air, il me faut de l’air.

Il fouille dans une poche de la robe et sort un petit éventail. Il s’aère le visage nerveusement.

Salaï : Allez, courage ma fille !

Machiavel jette un œil à l’atelier sans y rentrer. Il voit la porte de la chambre ouverte et entre.

Machiavel : Oh, bonjour, Signora.

Salaï reconnaît la voix de Machiavel et met rapidement l’éventail devant son visage.

Salaï : (prenant une voix de fausset) euh…Bonjour…
Machiavel : Je cherche Leonardo Da Vinci, il n’est pas là ?
Salaï : euh…Non…il doit être à son chantier à la salle du conseil.
Machiavel : Non, j’en reviens. Et …pardonnez-moi, vous êtes ?
Salaï : Moi ?…Mona…Mona Bella di Tutti Quanti…Je suis une cousine éloignée de Leonardo.
Machiavel : Signore Machiavel pour vous servir.

Il s’avance et lui fait le baisemain. Salaï sursaute.

Machiavel : J’ignorais que Da Vinci avait une cousine aussi charmante. (Un temps) Avec des mains si gracieuses.
Salaï : Lui aussi à vrai dire…
Machiavel : Pardon ?
Salaï : euh…Nous nous sommes retrouvés il y a seulement quelques jours…les histoires de famille, vous savez ce que c’est. Des cousins et des cousines à tous les carrefours.
Machiavel : Je vois. (Un temps) Nous serons sans doute plus à l’aise pour attendre Leonardo dans son atelier.
Salaï : Oh, non.  Ce ne serait pas convenable.
Machiavel : Ce qui n’est pas convenable c’est de l’attendre dans sa propre chambre. (Pour lui-même) Cela pourrait donner des idées.
Salaï : L’atelier est trop éclairé … heu…Trop aéré à mon goût…J’ai un petit rhume, je ne voudrais pas que ça s’aggrave. (Il fait mine de d’éternuer). Vous voyez !
Machiavel : Vous avez raison Mona Bella, cette chambre est plus…chaleureuse… Plus intime aussi.

Un temps. Salaï embarrassé, s’assoit sur le lit, se cachant le visage entre deux battements d’éventail pour s’aérer. Machiavel inspecte le couloir en restant sur le pas de la porte.

Salaï : (En aparté) Mais il ne va pas s’en aller, ce vautour ?
Machiavel : Et vous êtes mariée, Mona Bella di Tutti Quanti ?
Salaï : Moi ? (Il éclate d’un rire embarrassé) Ah grand Dieu, non ! Quelle idée ! Et vous ?
Machiavel : Non plus. (Fermant doucement la porte)  Mais je ne suis pas insensible aux charmes des jolies femmes.

Il pose sa canne et s’assoit sur le lit, juste derrière Salaï.

Salaï : Je peux savoir ce que vous faîtes ?
Machiavel : Vous semblez avoir très chaud dans cette robe. Vous permettez ?

Il lui dénude doucement l’épaule et lui dépose un baiser dans le cou.

Salaï : (de la même manière que Matilda) Jésus, Marie, Joseph !
Machiavel : Je vous ai fait frissonner ?
Salaï : Oui, j’en ai la chair de poule.
Machiavel : Vous êtes ravissante, Mona Bella.
Salaï : Signore Machiavel, je crois qu’il est temps que vous partiez avant de faire une grosse bêtise.
Machiavel : J’adore les grosses bêtises.
Salaï : Je n’en doute pas. Moi aussi… en temps normal… mais là je ne peux pas.
Machiavel : (déçu) Je vois. Vous ne voulez pas de moi parce que… je boite. Un infirme ne saurait être assez convenable pour vous.
Salaï : Non, non, non. Pas du tout. J’ai connu pire, croyez-moi.
Machiavel : Alors ?

Un temps. Salaï hésite.

Salaï : Je ne suis pas votre genre de femmes.
Machiavel : Si tout à fait !
Salaï : Non, pas du tout.
Machiavel : Belle, mystérieuse et tendant une perche dans une chambre que je m’empresse de saisir.
Salaï : Vous vous méprenez sur la perche et tout le reste. J’allais me reposer.
Machiavel : Reposons-nous.

Il s’allonge sur le lit. Salaï secoue son éventail de plus en plus nerveusement.

Salaï : Signore Machiavel, votre insistance m’honore mais j’ai peur de vous décevoir.
Machiavel : J’en doute.
Salaï : Je suis indisposé !

Un temps. Machiavel se redresse.

Machiavel : Indisposée ? Comment cela ?
Salaï : Vous savez bien. Une fois par mois… les femmes sont indisposées…
Machiavel : Oh ! Et c’est pour cela que vous vous refusez à moi ?
Salaï : C’est l’unique raison, croyez-moi.  Alors maintenant si vous vouliez bien me laisser…

Matilda commence à revenir par le couloir du fond.

Machiavel : Alors vous ne verrez pas d’inconvénient à ce que je fasse ceci.

Avant que Salaï n’ait pu réagir, Machiavel l’attrape par la nuque et l’embrasse amoureusement. Surpris, le pauvre Salaï tend les bras en croix et l’éventail frétille de plus belle.


Matilda : Bon alors, elle est toute nue la vilaine fille ? (Matilda ouvre la porte à ce moment-là.) Que le diable m’emporte !

Elle referme la porte brusquement et d’un geste nerveux, sans s’en rendre vraiment compte elle tourne la clef dans la serrure. Anxieuse et ne sachant quoi faire, elle attend dans le couloir avec un air hébété.

Machiavel : Qui était-ce ? 
Salaï : (remettant son éventail devant son nez) La femme de chambre. Là, ça y est ! Ma réputation est morte !
Machiavel : Laissez-moi faire, je m’en occupe.

Il se relève et tente d’ouvrir la porte, faisant sursauter Matilda.

Machiavel : (surpris d’être enfermé) Ouvrez, je vous l’ordonne

Matilda s’avance en déglutissant et tourne la clef. Machiavel ouvre la porte aussitôt. Il l’observe un bref instant puis sort une petite bourse de sa tunique.

Machiavel : Vous n’avez rien vu. Je m’en vais. Je fais juste mes adieux à la dame.

Il met la bourse dans les mains de Matilda,  récupère la clé et referme la porte.

Matilda : (face public) La dame ?
Machiavel : Mona Bella…je dois hélas m’en aller. Mais cette rencontre m’a ravi. Je reviendrais vous voir quand vous aurez… de meilleures dispositions. (Il lui fait le baisemain) A bientôt.

Et il sort, mettant la clé dans sa poche. Sans un regard pour Matilda qui le regarde partir au fond du couloir.

Matilda : (à Salaï) La dame ?
Salaï : Oui…Mona Bella Di Tutti Quanti…ne dites rien, j’ai suffisamment honte. Ce balourd est arrivé au moment où j’essayais d’enlever cette robe. J’ai dû me faire passer pour une cousine de mon maître.
Matilda : Vous êtes si pressé que cela de sentir la corde autour de votre cou ? C’était Signore Machiavel !
Salaï : Je sais, je sais. Au fait, il vous a donné combien ?
Matilda : (regardant la petite bourse) Suffisamment pour que je me taise ! J’en aurai vu de drôles dans cette maison… (Elle range l’argent dans une de ses poches) Jésus, Marie, Joseph !
Salaï : (se levant et allant derrière le paravent) Je vais m’évanouir si je ne retire pas cette maudite robe, venez m’aider avant que j’étouffe sur place !
Matilda : Ah ! Mais quelle idée ! Quelle idée !

Matilda passe derrière le paravent. Ça gigote derrière. On entend un cri.

Salaï : Aie ! Mes cheveux !
Matilda : Oh ! Mais ils sont trop longs aussi ! Allez chez le coiffeur ! On vous prend pour une femme !
Salaï : C’est ce qui m’a sauvé de Machiavel ! Vous imaginez s’il m’avait reconnu ? Quoique son haleine ait failli m’abattre ! Bon, fermez les yeux, je vous rappelle que je suis nu.
Matilda : Je les ferme ! Je les ferme !

Matilda ressort de derrière le paravent  avec la robe et les yeux fermés.

Salaï : Vous trouverez des vêtements de rechange dans la malle près du lit.

Elle pose la robe sur le lit et ouvre la malle. Elle dépose les nouveaux vêtements  sur le rebord du paravent, ceux-ci disparaissent l’un après l’autre.

Salaï : Merci. Ça ira. Les deux chiens de garde en bas vont pouvoir rentrer chez leur maitre.
Matilda : A la bonne heure ! C’est que vous me mettez en retard dans mes corvées avec vos histoires !

Elle récupère la robe et s’apprête à repartir quand elle s’arrête soudain.

Matilda : Salaï ?
Salaï : Oui ?
Matilda : Rendez-moi la bourse ! Je pense l’avoir largement méritée !

La bourse est balancée par-dessus le paravent. Matilda la rattrape au vol et sort.

Matilda : Dieu vous le rendra !
Salaï : C’est ça…